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dimanche 9 janvier 2011

Faits marquants en politique 2010 - Sports


Faits marquants de l'année 2010 / Sports

5 - Le retour du Grand Prix du Canada

Après une année d'absence qui a fait mal au tourisme de Montréal, les Formules 1 reviennent dans la métropole. Les politiciens doivent négocier serré avec Bernie Ecclestone et allonger la monnaie pour le convaincre : 15 millions de dollars. Il faut dire qu'on estime les retombées économiques à 75 millions dans la région de Montréal, ce qui fait du Grand Prix l'événement sportif ayant la plus grande incidence touristique au Canada. C'est Lewis Hamilton qui remporte l'épreuve.

4 - Le Mondial

Pour la première fois de son histoire, la Coupe du monde de soccer se tient sur le continent africain, en Afrique du Sud. Après un départ chambranlant, la foule est au rendez-vous. Les joueurs doivent composer avec des éléments peu communs. La planète entière fait la connaissance du vuvuzela, une sorte de trompette tellement bruyante que les joueurs peinent à communiquer entre eux. De puis, puisque la compétition a lieu l'hiver, les joueurs doivent se réchauffer à leur façon et affronter parfois des températures frôlant le point de congélation. Le tournoi est remporté par l'Espagne.

3 - Le Canadien en demi-finale

Personne ne les voyait loin dans les séries, mais le Canadien se rend quand même en demi-finale. Le Tricolore réussit à battre les Capitals de Washington en reveant de l'arrière 3-1, puis les Penguins, champions de la Coupe Stanley de l'édition précédente! Les Québécois ne peuvent qu'admirer les prouesses de Jaroslav Halak, qui garde à de nombreuses reprises la Sainte-Flanelle dans le match. Le CH s'incline finalement contre les Flyers de Philadelphie en cinq matchs. Moins d'un mois plus tard, Jaroslav Halak est échangé aux Blues de Saint-Louis. Le gardien sera tout de même la personnalité la plus médiatisée de l'année 2010 au Québec, devant Jean Charest.

2 - Le retour des Nordiques

Au cours de l'année, les rumeurs deviennent de plus persistantes. Un groupe privé, Quebecor, serait intéressé par l'achat d'une concession de la Ligue nationale de hockey. Ils avaient d'ailleurs tenté d'acquérir les Canadiens de Montréal, mais les frères Molson ont eu le dernier mot. Le gouvernement provincial met en place Équipe Québec, avec en tête Claude Rousseau, afin d'évaluer les infrastructures sportives de Québec. Le maire de Québec, Régis Labeaume, va de l'avant et demande du financement du provincial et du fédéral pour la construction d'un amphithéâtre. Québec accepte, tandis qu'Ottawa se fait attendre. Parallèlement au retour des Nordiques, on songe à une candidature olympique à Québec. Le 2 octobre, la Marche bleue réunit plus de 50 000 personnes sur les Plaines d'Abraham. Le gouvernement Harper tarde à promettre de l'argent car d'autres villes canadiennes ont besoin de rénover ou de construire un amphithéâtre.

1 - Les Jeux olympiques de Vancouver

Malgré les difficultés en début de parcours (le manque de neige, le décès du lugeur géorgien et la controverse sur le bilinguisme lors de la cérémonie d'ouverture), les athlètes canadiens se reprennent en remportant 14 médailles d'or, un record pour un pays lors des jeux d'hiver, et 26 médailles en tout, arrivant en 3e position. Alexandre Bilodeau brise la glace en raflant l'or aux bosses. Joannie Rochette, pour sa part, remporte la médaille de bronze en patinage artistique, en dépit du fait que sa mère s'éteint subitement d'une crise cardiaque cinq jours avant son épreuve. Et pour clôturer les Jeux, le Canada remporte l'or au hockey masculin contre les États-Unis grâce à un but en prolongation de Sidney Crosby, le désormais célèbre "golden goal".

lundi 6 septembre 2010

Le retour des Nordiques


Selon de nombreux observateurs, le retour des Nordiques serait imminent. Gary Bettman n'attendrait qu'une garantie de construction d'un amphithéâtre pour transférer l'équipe des Islanders de New York à Québec. Sans surprises, Pierre-Karl Péladeau, président de Quebecor, serait l'acheteur.

Le rapport de Team Québec rédigé par Claude Rousseau a été lu par un adjoint de Stephen Harper, en plus de Sam Hamad (ministre provincial responsable de Québec) et Régis Labeaume. La ville propose de fournir 50 millions de dollars, mais demande 175 millions de dollars au provincial et au fédéral. Le gouvernement Charest est déjà convaincu, donc il reste les conservateurs à s'avancer sur la question. Selon les rumeurs, l'aile québécoise, menée par Christian Paradis et Josée Verner, aurait de la difficulté à vendre le projet à la députation de l'ouest. Bien qu'hésitants, les conservateurs ont grandement avantage à contribuer financièrement au projet, s'ils veulent récolter les retombées électorales du retour des Nordiques et ainsi avoir une chance d'être majoritaires aux prochaines élections.

Même si Québec est un petit marché, la vigueur économique de la ville, son importance politique et la passion des habitants sont des éléments qui penchent grandement dans la balance. À titre d'exemple, le fanclub Nordiques Nation, lancé par CHOI-FM il y a quelques jours, est maintenant rendu à 100 000 membres!

http://www.nordiquesnation.com/

En outre, la Marche bleue, une autre mobilisation populaire, mais cette fois bien plus visible, aura lieu le 2 octobre sur les Plaines d'Abraham. L'événement risque d'être fort populaire, ce qui va contribuer à mettre de la pression sur les politiciens. Même les bloquistes ont donné leur appui au projet de nouveau colisée et au retour d'une équipe, donc aucun politicien n'ose s'y opposer.

Le projet de présenter les Jeux olympiques pourrait aider à convaincre les conservateurs, qui vont appuyer la candidature. Cependant, cet événement n'a pas nécessairement de lien avec le retour des Nordiques.

Il va sans dire que les Islanders ne sont pas la plus belle équipe, mais il y a quand même des joueurs d'avenir, comme John Tavares et Kyle Okposo. Mark Streit effectuerait pour sa part un retour en sol québécois. Le seul vrai hic, c'est Rick Dipietro, qui va essayer de ne pas se blesser encore!

mardi 17 août 2010

La violence dans les sports

Cette nouvelle peut sembler anodine, mais elle représente un courant de pensée bien cristallisé au Canada et au Québec. Le gouvernement de l'Ontario, mené par le libéral Dalton McGuinty, vient d'annoncer qu'il changeait d'idée et qu'il autorisait les combats extrêmes dans sa province. Pour ceux qui ne le savent pas, il s'agit de la discipline qui mélange tous les types de combats, et dont les joueurs peuvent se battre autant debout que par terre.

Le gouvernement McGuinty a banni les combats extrêmes parce que ce sport n'était pas une priorité pour les familles ontariennes. C'est sûr que ce sport ne jouit pas de la popularité des Maple Leafs de Toronto, mais avec ce raisonnement, on pourrait aussi bannir la pétanque ou le curling, qui ne sont pas tellement pratiqués par les familles.

À mon avis, cette fausse raison dissimule deux choses. En premier lieu, le cabinet McGuinty ne connaît probablement pas beaucoup la discipline et son importance, car les arts martiaux mixtes sont en forte progression. Ce sport combine plusieurs types de combat, comme la boxe, le Jiu-jitsu, la lutte, le kickboxing et le muay thaï. Même si les adversaires sont laissés à eux-mêmes, il y a quand même des règles élémentaires qui régissent les combats. Par exemple, ils ne peuvent pas mordre ou mettre les doigts dans les yeux de l'adversaire. Il reste encore des ajustements à faire, mais les combats sont de plus en plus encadrés.

Mais surtout, la raison dissimule une propension à tenter de tout contrôler ce qui représente la violence afin de faire plaisir à un électorat féminin, féminisé ou pseudo-intellectuel. C'est une tendance chez les partis de gauche, qui n'ont pas comme clientèle de base celle qui adore les sports robustes.

Malheureusement, cette volonté d'interdire se traduit généralement en de l'hypocrisie collective. Par exemple, les Ontariens allaient voir des combats à Gatineau ou les regardaient sur Internet ou à la télévision. Il est presque impossible maintenant, avec toute la technologie à portée de main, d'interdire la diffusion d'images jugées déplaisantes. Mieux vaut faire pression pour encadrer un sport que de tenter de le bannir. En plus, cette décision a fait perdre beaucoup à l'Ontario en terme de retombées économiques.

Parallèlement à tout ça, L'Association médicale canadienne se penche sur la violence dans les sports, et en particulier sur la possibilité d'interdire les combats extrêmes et la boxe professionnelle. Évidemment, il est facile de prouver que les coups portés à la tête ne sont pas bons pour les athlètes. Mais est-ce à un gouvernement ou à un lobby médical de décider ce qui est bon ou non pour eux? À ce que je sache, les boxeurs se battent de plein gré, et les mesures de sécurité et de santé ont grandement évolué avec les années. La boxe n'est pas un sport barbare hérité de Rome, mais un sport complexe qui requiert de la technique et beaucoup d'entraînement.

Je reconnais que des modèles qui incarnent la violence peuvent influencer les enfants, mais si on commence à interdire la boxe, ensuite, ce sera le hockey, puis le soccer, et ça finira par la pétanque! Il faut offrir le plus de choix de sports possible aux jeunes afin qu'ils surmontent leur propension à la sédentarité et à l'obésité. Tout sport est risqué, j'en conviens, mais mieux vaut quelques foulures maintenant que des hôpitaux bondés dans 40 ans.

Le gouvernement doit cesser de vouloir protéger tout le monde de n'importe quoi. Il doit revenir à sa fonction première de s'occuper de sécurité publique, de pauvreté, d'économie, de culture, de justice, d'éducation et de santé.