mardi 4 janvier 2011

Faits marquants en politique 2010 - International (2e partie)


Sans plus tarder, voici les cinq événements les plus marquants de l'année dans le monde.


Faits marquants de l'année 2010 / International (deuxième partie)

5 - La situation économique précaire en Europe

Au cours de l'année, on voit poindre une crise de l'endettement dans certains pays européens. C'est la Grèce en premier lieu qui connaît des problèmes financiers majeurs. Dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement socialiste révèle l'ampleur réelle du déficit du gouvernement. À partir de ce moment, le marché financier plonge. Le nouveau gouvernement présente un plan d'austérité, mais la situation inquiète toujours les investisseurs, en particulier la croissance économique et les taux d'intérêts.

La situation en Grèce a un effet domino sur d'autres pays de la zone euro. L'Irlande est grandement touchée par la crise de la dette, aggravée par une bulle immobilière, mais elle adopte des mesures de compression austères qui rassurent les investisseurs. Le Portugal, moins endetté que l'Italie et l'Espagne, est par la suite touché par les spéculations sur le marché, puis par la hausse des taux d'intérêts. L'Espagne est frappée elle aussi par une crise immobilière, puis par une un taux de chômage frôlant les 20 %. Peu après, l'Italie est touchée par le manque d'ouvriers qualifiés.

4 - Les inondations au Pakistan

Le 26 juillet, des inondations touchent le Pakistan. La catastrophe affecte 21 millions d'habitants, en plus de causer près de 2 000 décès et des dommages évalués à 43 milliards de dollars. La communauté internationale tarde à venir en aide au pays qui en a grandement besoin. En effet, quelques jours après la catastrophe naturelle, il y a encore des millions de sinistrés qui attendent de l'aide urgente.

3- Les mineurs chiliens

Le 5 août, 33 mineurs chiliens sont bloqués sous la terre par un éboulement. Après avoir constaté qu'ils sont toujours vivants, les autorités doivent construire un conduit pour les secourir. Quelques mois plus tard, l'épisode de leur sortie est suivie par de nombreux réseaux de télévision en direct. À leur sortie, ils signent un accord pour partager également tous les revenus de leur aventure.

2 - La marée noire

Le 20 avril, une plateforme pétrolière exploitée par BP explose dans le Golfe du Mexique. De 2 à 3 millions de litres de pétrole brut est ainsi déversé quotidiennement dans l'eau. Prise au dépourvu devant l'ampleur des dégâts et la complexité de la solution, BP met plus de trois mois avant de colmater la brèche, ce qui a eu pour effet de déverser environ 800 millions de litres de pétrole dans la mer.

Les conséquences de cette marée noire sont nombreuses. Tout d'abord, l'économie de la Louisiane est fortement touchée, principalement dans les secteur de la pêche et du tourisme. L'État considère que 600 espèces sont menacées. Il faudra 20 à 30 ans pour que l'écosystème reprenne le dessus. La crise coûtera environ 40 milliards de dollars à l'entreprise.

1 - Le séisme à Haïti

Le 20 janvier, un tremblement de terre de magnitude 7 s'abat sur Haïti. Son épicentre est situé à 25 Km de Port-au-Prince, la capitale du pays. La catastrophe naturelle touche aussi Jacmel et quelques localités des environs. Au début, les informations sortent au compte-goutte, en raison des communications coupées. Le bilan s'élève maintenant à 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris.

Les secours et l'aide internationale ne tardent pas, mais ils ont de la difficulté à atteindre Haïti, en raison de la tour de contrôle de l'aéroport qui est brisée, du port impraticable et de la désorganisation du gouvernement. En effet, de nombreux documents sont perdus, bon nombre d'employés de l'État sont décédés et une bonne partie du matériel ne fonctionne plus.

Les événements causent par la suite des problèmes évidents de santé et de sécurité. Le pays et la communauté internationale songent à la reconstruction, mais les défis sont de taille. Le 28 novembre, des élections controversées se tiennent. Un mois plus tard, le deuxième tour n'a toujours pas eu lieu.

samedi 1 janvier 2011

Faits marquants en politique 2010 - International (1re partie)


J'imagine que je ne suis pas le premier à vous le souhaiter, mais au cas où... bonne année! Santé, prospérité, bonheur...

Trêve de discussion, je vous propose un palmarès des événements marquants de la politique en trois actes, international, national (Québec et Canada) et sportif. Je commence par la revue internationale, les autres articles seront publiés d'ici peu, le temps que vous le digériez. Entretemps, vous pouvez y aller de vos propres suggestions dans les commentaires.


Faits marquants de l'année 2010 / International (première partie)


10 - La succession de gouvernements minoritaires

C'est peut-être un hasard, mais le monde anglo-saxon tourne au minoritaire en 2010. Après le Canada, aux prises avec cette situation depuis 2004, les électeurs du Royaume-Uni se rendent aux urnes le 6 mai et choisissent un gouvernement minoritaire conservateur, dirigé par David Cameron, devant le travailliste et premier ministre sortant Gordon Brown. Peu de temps après, David Cameron obtient l'appui des libéraux-démocrates de Nick Clegg, et forme ainsi une coalition majoritaire.

Puis, on assiste à rien de moins qu'une égalité au scrutin du 21 août en Australie. En effet, les travaillistes de Julia Gillard et la coalition libérale-nationale de Tony Abbott se retrouvent nez-à-nez avec 72 sièges! Deux semaines plus tard, Gillard annonce qu'elle a obtenu l'appui de trois députés indépendants et d'un écologiste, ce qui lui donne la majorité absolue.

9 - Le volcan islandais

L'éruption du volcan Eyjafjallajökull en avril et en mai cloue les avions européens au sol pendant des semaines, à cause d'un énorme nuage de cendres qui rend le vol trop dangereux. Il s'agit de la plus grande interruption du trafic aérien depuis la Seconde Guerre mondiale, avec cinq millions de passagers coincés dans le monde. Le volcan cause aussi des maux de tête en raison de sa prononciation presque impossible.

8 - Le séisme au Chili

Dans la nuit du 26 au 27 février, un terrible séisme de magnitude 8,8 frappe le Chili, suivi de quelques répliques. Mince consolation, l'épicentre se situe dans l'Océan pacifique, mais à seulement 6 kilomètres de la côte ouest et à 115 kilomètres de Concepción. Le tremblement de terre cause 521 décès (officiellement) et environ deux millions de sinistrés. La présidente socialiste Michelle Bachelet, qui vient de perdre ses élections aux mains de Sebastian Piñera, doit coordonner les services d'urgence avant la passation des pouvoirs.

7 -Les élections de mi-mandat aux États-Unis

Le 2 novembre, à l'occasion des élections de mi-mandat, le parti démocrate de Barack Obama perd la majorité à la chambre des représentants. Semi-consolation, les démocrates conservent une courte majorité au Sénat. Le lendemain, le président des États-Unis fait preuve d'humilité en reconnaissant que les résultats "faisaient mal". Il promet de mieux écouter la population et de faire des compromis avec les républicains. Même si ces résultats n'ont rien d'exceptionnels, ils confirment l'importance du mouvement conservateur Tea Party au sein de la population américaine.

6 - Les fuites de Wikileaks

Fondé en 2006, le site Wikileaks vise à publiciser les fuites d'informations, tout en protégeant ses sources. Le site devient populaire dans le monde entier en avril lorsqu'il publie une vidéo de l'armée américaine montrant deux photographes de Reuters, tués par un hélicoptère Apache, lors du raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad. Puis, en juillet, WikiLeaks rend publics 91 000 documents militaires américains secrets sur la guerre en Afghanistan. En octobre, WikiLeaks met en ligne 391 832 documents secrets sur l'Irak, indiquant notamment que les troupes américaines auraient livré des milliers d'Irakiens à des prisons pratiquant la torture. Puis, en novembre, WIkileaks révèle 250 000 télégrammes de la diplomatie américaine. Enfin, en décembre, Wikileaks publie une liste américaine de sites industriels et d'infrastructures sensibles au terrorisme, puis des télégrammes d'ambassadeurs portant sur l'Algérie.

En raison des pressions fusant de toutes parts, Wikileaks demande le 4 décembre l'hébergement de sites miroirs, appel qui ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Quant au cofondateur et porte-parole du site, Julian Assange, il est accusé brièvement d'agression sexuelle le 21 août par la justice suédoise. Le 7 décembre, il est arrêté par la police britannique, puis est libéré le 16 décembre, mais il doit porter un bracelet électronique.

mercredi 29 décembre 2010

Résultat du sondage


Sans grande surprise, la personne qui vous inspire le moins confiance est Michel Arsenault, président de la FTQ, avec 5 votes (62 %). Il devance de justesse Jean Charest (4 votes, 50 %), puis Maurice Mom Boucher (3 votes, 37 %), puis Vito Rizzuto (2 votes, 25 %) et Gérald Tremblay (2 votes, 25 %).



Michel Arsenault, président de la FTQ 5 (62%)
Jean Charest, premier ministre du Québec 4 (50%)
Maurice Mom Boucher, chef des Hells Angels au Québec 3 (37%)
Gérald Tremblay, maire de Montréal 2 (25%)
Vito Rizzuto, fils du patriarche 2 (25%)
Gilles Vaillancourt, maire de Laval 1 (12%)
Tony Tomassi, ancien député libéral 1 (12%)
Marc Gascon, maire de Saint-Jérôme 0 (0%)

Rémy D'Anjou n'est plus (1941-2010)


L'animateur de radio Rémy D'Anjou s'est éteint dans la nuit du lundi à mardi, à l'âge de 69 ans. Il était atteint du cancer de la langue. Il a marqué la radio de Québec pendant sa longue carrière de 49 ans. Il a animé sa dernière émission à Québec 800 (CHRC) en avril.

Féru d'histoire, il a personnifié Bonhomme Carnaval pendant une décennie, tout en étant l'instigateur du Festival d'été et des Fêtes médiévales, qui, malgré les problèmes financiers, se sont transformées en les Fêtes de la Nouvelle-France.

Il laisse dans le deuil sa conjointe et ses quatre enfants.

Il est possible de consulter son blogue, dans lequel il s'exprimait sur sa maladie.

dimanche 5 décembre 2010

La radio de Québec


Même si presque tous les animateurs se targuent d'être numéros un dans une catégorie, le récent sondage BBM donne peu de vrais gagnants et beaucoup de légères diminutions. Il est vrai que CFOM progresse quelque peu et qu'elle continue de mener (255 100 auditeurs, 250 200 à l'automne 2009), mais le "talk radio" de CJMF et de CHOI sont en légère baisse. En effet, le FM 93 passe de 248 400 à l'automne 2009 à 238 700 cet automne, tandis que CHOI passe de 217 900 à 211 900 auditeurs. Pourtant, de nombreux événements à fort déploiement auraient dû les aider, on n'à qu'à penser à la Marche bleue et à la Nordiques Nation. La station-soeur de CHOI, CHXX, est en baisse, elle passe de 58 100 à 44 700 auditeurs.

CITF et CBV sont aussi en légère décroissance (respectivement de 235 300 à 231 200 auditeurs et de 168 100 à 160 600 auditeurs), ce qui est probablement lié à la baisse d'auditeurs qui désertent la radio terrestre.

CHIK est pour sa part en forte diminution, passant de 234 200 auditeurs à 206 500 auditeurs. La station est touchée de plein fouet par CKOI, qui a le même public-cible et qui passe de 64 300 à 201 700 auditeurs, toute une remontée. Malheureusement, à Québec, il n'y a pas de place pour ces deux stations, puisque c'est davantage un marché de radio d'opinions.

Je vous propose des commentaires de différents intervenants du monde de la radio sur les résultats BBM.

Denis Gravel, de l'émission du martin de CHOI-FM, est content du résultat de son émission.

Gilles Parent, du retour du FM 93, tempère ses résultats.
Introduction.

Patrice Demers, dirigeant de CHOI-FM, commente les résultats de sa station.

Jeff Fillion, animateur de radio à XM Satellite, commente les BBM une première fois, puis une deuxième.


Résultats BBM automne 2010 Québec Marché complet

CFOM 255 100 auditeurs 250 200
CJMF 238 700 248 400
CHOI 211 900 217 900
CHXX 44 700 58 100
CITF Rock Détente 231 200 235 300
CHIK NRJ 206 500 234 200
CBV Première chaîne 160 600 168 100
CBVE CBC Radio 1 45 200 32 000
CBVX Deuxième chaîne 66 300 63 300
CKOI 201 700 64 300
Rythme FM 68 500 63 100
Radio Classique 68 500 70 700
CKJF Sortir FM 0 000 4 200

mercredi 24 novembre 2010

Élections partielles dans Kamouraska-Témiscouata


Les élections lundi dans l'ancien comté de Claude Béchard risquent d'être très serrées. Un sondage CROP révèle que libéraux et péquistes sont au coude-à-coude avec respectivement 34 % et 32 % des intentions de vote, tandis que l'ADQ effectue une remontée avec 25 % du suffrage anticipé. Les trois partis se retrouvent donc presque dans le marge d'erreur. Ces chiffres peuvent en étonner plusieurs, y compris votre noble blogueur, mais ils s'expliquent par divers facteurs. L'impopularité du PLQ sur le plan national a un certain effet sur le vote, mais moins qu'on pourrait ne le penser.

En premier lieu, les libéraux surfent sur l'héritage de Claude Béchard, député très populaire dans ce comté. Certains électeurs voteront pour la libérale France Dionne pour honorer sa mémoire. Un peu comme lors des dernières élections générales, il n'est pas facile pour le PQ et l'ADQ de critiquer ses réalisations en tant que député. Ensuite, la candidate France Dionne est populaire dans la région. Elle a été députée de la circonscription de 1985 à 1997. Et on sait que les électeurs du Bas-Saint-Laurent en général votent pour le meilleur candidat à leurs yeux, pas tellement pour le parti ou leur idéologie.

Il ne faut pas oublier que le Parti libéral restera au pouvoir lors des deux prochaines années. Les libéraux ont récemment conclu une entente de gré à gré avec le consortium Alstom-Bombardier pour le renouvellement des wagons du métro de Montréal, et on sait que les retombées seront considérables à l'usine Bombardier de La Pocatière. L'instinct de survie influence aussi les votes en faveur du Parti libéral, car le comté est appelé à disparaître en vertu de la refonte de la carte électorale du Directeur général des élections, mais le gouvernement en place a suspendu les pouvoirs de Marcel Blanchet pour pouvoir tenir une élection partielle dans le comté. L'autre dossier régional qui retient l'attention est celui du droit de passage des motoneiges. Invités par l'Union des producteurs agricoles à protester contre les changements apportés à la Financière agricole, de nombreux cultivateurs bloqueront l'accès à leurs terres cet hiver, ce qui se répercutera sur l'industrie du tourisme liée à la motoneige. Ce litige ne peut être réglé que par le gouvernement en place.

Normalement, dans un comté francophone, le Parti québécois n'a pas de difficulté à récolter la grogne populaire du gouvernement libéral. Ça semble difficile dans Kamouraska-Témiscouata, même si le parti de Pauline Marois mène de 15 % sur le plan national. Ce sondage montre la faiblesse du Parti québécois. Même si le péquiste André Simard remporte le siège de justesse, la victoire n'aura pas été convaincante. Par contre, si le Parti libéral gagne, il pourra mieux respirer jusqu'à Noël et tenter de trouver une porte de sortie à Jean Charest ce printemps, et repartir sur de nouvelles bases avec un nouveau chef et un remaniement ministériel. Il ne faut pas oublier l'adéquiste Gérald Beaulieu, qui est en remontée et qui a des chances de se faufiler. En 2007, il avait perdu les élections aux mains de Claude Béchard par 752 votes. Il y a aussi Québec solidaire, qui a 6 % des intentions de vote avec Serge Proulx, et le Parti vert qui en a 3 % avec Frédéric Brophy.

Il faut toujours faire attention aux sondages, car en général, le taux de participation dans les élections partielles est peu élevé, souvent en bas de 50 %. Justement, voici une autre réalité qui avantage le Parti libéral, qui a une meilleure organisation et des électeurs plus mobilisés.

Une défaite péquiste serait catastrophique pour Pauline Marois, qui se rendrait de peine et de misère au congrès d'avril, où un vote de confiance l'attend de pied ferme. L'ADQ n'a pas grand-chose à perdre dans cette élection, et si elle obtient 20 % et plus, ce sera un résultat satisfaisant. Une victoire de Gérald Beaulieu donnerait des ailes à l'ADQ, qui pourrait mieux se préparer aux prochaines élections et redevenir un parti d'envergure. Une défaite libérale serait peu dommageable, comme le dit Vincent Marissal.

dimanche 21 novembre 2010

La mafia et la corruption


L'assassinat du présumé parrain de la mafia Nicolo RIzzuto tire un trait sur 30 ans d'hégémonie du clan Rizzuto dans les activités interlopes de Montréal. En effet, même si le patriarche ne s'occupait plus tellement de la gestion quotidienne des opérations de la mafia, son assassinat représente tout un symbole. Cet acte culmine après deux ans de perturbations visant le clan Rizzuto. Les nombreux cocktails Molotov à l'endroit de restaurants associés à la famille, les enlèvements (probablement des meurtres) de lieutenants et l'assassinat du petit-fils Nick Rizzuto Junior l'année passée ont contribué à cette atmosphère.

Vito Rizzuto, fils unique du patriarche emprisonné aux États-Unis, devait hériter des affaires lors de sa sortie de prison en 2012. Rien ne sera plus sûr maintenant. Les experts se perdent en conjonctures en déterminant l'auteur des règlements de compte. S'agirait-il d'une purge interne de la mafia sicilienne, qui n'aime pas voir dévoilées au grand jour leurs histoires, d'une revanche de la mafia calabraise, qui prend de l'essor partout dans le monde, ou encore de l'acte d'un autre groupe criminalisé? Chose certaine, l'assassinat n'a pas été commandé par des amateurs. Est-ce que cet acte hautement symbolique a eu l'aval de New York ou de l'Italie? Il sera probablement toujours difficile de le savoir, la mafia étant réputée très discrète. À preuve, les hauts placés qui sont accusés plaident toujours coupables pour éviter de mettre à jour les secrets de la famiglia.

Ce meurtre historique coïncide avec un sentiment de corruption généralisé qui règne dans tout ce qui est public au Québec, et en particulier au Parti libéral. Il y a même de viles gens qui font cette blague : "Le patriarche de la mafia est décédé, donc il y aura une élection partielle pour le remplacer". Les gens ont l'impression que le gouvernement Charest n'est pas pressé de régler les problèmes de collusion et de corruption.

Cette ambiance moribonde est de plus en plus malsaine. Les médias multiplient les histoires de malversations de toutes sortes, dont des tentatives de trafic d'influence alléguées par un seul témoin. Après la semaine des poursuites et des démissions, de quoi sera composée la prochaine? On a maintenant l'impression que la corruption est partout. Même moi, en vous écrivant, je sens que je suis corrompu, et que je vous écris avec un ordinateur corrompu!

Pendant ce temps-là, on ne parle pas des autres problèmes à régler au Québec. Si ça continue comme ça, le Parti québécois fera campagne aux prochaines élections en promettant de tenir une enquête publique sur la construction, et n'aura même pas besoin de parler d'éducation, de santé, de finances publiques ou même de souveraineté. Les Québécois auront perdu une élection à parler d'une commission qui ne veut pas être déclenchée par le Parti libéral pour des raisons plus ou moins obscures.